La chirurgie de Sophie vue par le Dr Chagnon - Chirurgie Esthétique Montréal - Docteur Chagnon
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La chirurgie de Sophie vue par le Dr Chagnon

La chirurgie de Sophie vue par le Dr Chagnon

La chirurgie de Sophie vue par le Dr Chagnon

Les actes médicaux prodigués par le docteur Chagnon se font toujours dans le respect de la vie privée de ses patients et sont protégés par le secret professionnel. En aucune occasion, il ne partage donc des informations au sujet de ses clients avec une tierce personne. Cependant, dans le cas de Sophie, celle-ci a donné son accord pour que l’information soit transmise et elle  a accepté de partager son expérience avec nous lors de sa première consultation. Dans un premier temps, nous sommes donc allés à sa rencontre dans le but de la connaître et de recueillir ses impressions préopératoires. Aujourd’hui, on s’entretient avec le Dr Chagnon, question de mieux comprendre les implications médicales de la chirurgie de Sophie.

Bonjour Docteur Chagnon ! Vous avez performé quel type d’intervention dans le cas de Sophie?

Dr Chagnon (DC) :

La patiente désirait des seins plus fermes et un galbe plus harmonieux. Nous avons donc convenu de procéder à un redrapage mammaire avec réduction de la glande ptosée suivi d’insertion d’un implant pour rétablir le galbe. Selon les désirs de Sophie, l’opération va se faire à partir d’implants de silicone.

Dans quels cas pratiquez-vous le redrapage mammaire?

DC :

Quand il y a ptose mammaire, c’est-à-dire quand les seins sont tombants. Lorsque les seins n’ont plus de tonus, cela peut être causé par plusieurs facteurs et il y a plusieurs types de ptôses mammaires. Les ptôses les plus courantes sont causées par le vieillissement de la peau, qui a tendance à déborder vers le bas et qui entraîne le mamelon dans sa chute. Dans le cas de la ptôse glandulaire, c’est plutôt l’anatomie complète du sein qui est en cause.

Quelle technique employez-vous dans le cas d’un redrapage mammaire?

DC :

Habituellement, pour traiter ce problème, plusieurs chirurgiens se contentent de faire un redrapage classique. En gros, ils enlèvent le surplus de peau et ils poussent la glande vers le haut pour la remonter. Par contre, ce qui se produit, c’est que le sein conserve tout de même une certaine lourdeur. Par conséquent, les résultats sont un peu décevants à long terme et, ce qui arrive souvent, c’est que la glande pousse sur la peau et va finir par descendre alors que le mamelon, lui, reste en haut. On se retrouve donc avec un effet de « bottom up », c’est-à-dire que le mamelon est trop haut par rapport à la glande. Quand ces femmes mettent un maillot de bain, le mamelon a tendance à vouloir sortir.

Pour pallier ce problème, j’ai donc modifié avec le temps ma technique pour en venir à une combinaison de techniques. Je remonte le sein et, en même temps, j’enlève la glande, soit la portion inférieure du sein. Le sein est donc moins lourd et il a moins tendance à vouloir « redescendre ». Souvent, les femmes veulent un sein plus rond, plus galbé parce que, avec le temps, leurs seins ont perdu leur galbe. La glande que j’ai enlevée, je la remplace donc par un implant mammaire qui donne du volume à la partie supérieure du sein. L’implant va tenir tout seul parce qu’il est situé derrière le muscle, le sein va avoir vraiment une apparence rajeunie et la « réparation » va tenir beaucoup plus longtemps. Donc, en principe, s’il n’y a pas de grosse variation de poids ou de grossesse, ça devrait tenir à long terme.

La chirurgie de Sophie vue par le Dr Chagnon

Si votre technique est efficace, pourquoi n’y a-t-il que peu de chirurgiens qui la pratiquent?

DC :

Parce qu’elle est techniquement plus difficile à réaliser, et la littérature médicale stipule qu’il y a un risque accru de complications avec ce genre de procédure. Le chirurgien met plus à risque le mamelon parce qu’il peut compromettre la vascularisation du mamelon et, s’il compromet sa vascularisation, il peut causer sa nécrose. Ce qu’on veut évidemment éviter à tout prix ! J’ai développé mon approche progressivement au cours des années de façon sécuritaire de sorte que j’arrive à minimiser les complications même avec une approche plus « agressive ». Le but ultime étant d’avoir un meilleur résultat et plus durable.

Au niveau de la cicatrice, il y a évidemment plus de tension sur la fermeture, parce qu’on met un implant. Je rencontre souvent des femmes qui veulent un gros volume et beaucoup de galbe. Dans ces cas-là, je dois leur faire comprendre que si j’enlève de la peau et que j’insère un gros implant, il va prendre de la place et faire pression sur la cicatrice, ce qui fait que leur cicatrice risque d’être moins belle. On peut par contre faire une retouche après un an quand les seins de la patiente se sont replacés. La tendance, pour les femmes qui veulent beaucoup de volume, c’est de faire la même procédure, mais de mettre un implant de salin physiologique et, 6 mois à 1 an plus tard, de regonfler l’implant plutôt que de le gonfler au complet pendant la procédure initiale.

Est-ce que l’opération de Sophie représentait un défi particulier?

DC :

Toutes les opérations requièrent une attention particulière. Mais, dans le cas de Sophie, je savais que les risques de complications étaient minimes. Elle n’avait pas d’attentes exagérées, elle possède une très bonne peau et l’élasticité de ses tissus va favoriser sa guérison. Je vais revoir Sophie d’ici quelques semaines, mais jusqu’ici, tout se déroule à merveille !

Quant à nous, nous reparlerons avec Sophie d’ici quelques mois. Entretemps, nous allons faire la connaissance de Mylène, une nouvelle patiente du docteur Chagnon qui s’apprête à subir une abdominoplastie. Nous vous la présenterons lors de notre prochain article.

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